Figure essentielle du cinéma, Sarah Maldoror est à l’honneur au Centre Pompidou. Grâce à MansA, deux de ses films restaurés seront projetés, rendant enfin accessibles des œuvres majeures peu connues du grand public.
Du 3 au 7 avril 2025, le Centre Pompidou consacre une rétrospective à Sarah Maldoror (1929–2020), figure majeure du cinéma militant et anticolonial. Cette programmation s’inscrit dans le cadre de l’exposition Paris noir, qui met en lumière les circulations artistiques et les luttes afro-descendantes en France.
Dans le cadre de son cycle MansA Heritage, MansA accompagne la restauration de trois films clés de la cinéaste. Ils seront projetés pour la première fois dans leurs versions restaurées.
Une œuvre engagée et plurielle
Sarah Maldoror a réalisé plus de 40 films, explorant des thématiques liées à la décolonisation, à la culture noire et aux figures emblématiques de la pensée africaine et afro-descendante. Parmi ses œuvres notables figurent Sambizanga (1972), Et les chiens se taisaient (1978) et Aimé Césaire – Le masque des mots (1987).
Son cinéma, à la fois politique et poétique, mêle fiction, documentaire et expérimentation, offrant une perspective unique sur les luttes et les aspirations des peuples colonisés et post-coloniaux.
Programmation détaillée
Jeudi 3 avril
20h : Monangambééé (1969, 17 min) – Première mondiale (version restaurée) Sambizanga (1972, 102 min) – Version restaurée.
Ouverture en présence d’Annouchka de Andrade, Henda Ducados et Elvan Zabunyan.
Vendredi 4 avril
20h : La Trilogie de carnaval (version restaurée) : Fogo, île de feu (1979, 34 min), À Bissau, le carnaval (1980, 18 min), Un carnaval dans le Sahel (1979, 23 min).
Séance en présence de Julien Creuzet.
Samedi 5 avril
14h30 : Scala Milan AC (2003, 17 min) Un dessert pour Constance (1979, 60 min).
Séance en présence de Sidiki Bakaba et Cheik Doucouré
17h : Lecture du scénario Les Révoltés du Matouba par Eriq Ebouaney et Makeda Monnet, illustrée en direct par Éric Valette. Toto Bissainthe (1984, 4 min), Ana Mercedes Hoyos – Peintre (2008, 13 min).
20h : Trilogie rebelle (première mondiale, version restaurée) : Et les chiens se taisaient (1978, 13 min), Aimé Césaire – Le masque des mots (1987, 47 min), La Route de l’esclave – Regards de mémoire (2003, 24 min).
Séance en présence de Baloji.
Dimanche 6 avril
14h30 : La Trilogie de carnaval (version restaurée) : Fogo, île de feu (1979, 34 min), À Bissau, le carnaval (1980, 18 min), Un carnaval dans le Sahel (1979, 23 min).
Séance en présence de Marie-José Mondzain précédée de la lecture du poème Chanson de Sabalu de Mario de Andrade.
17h : Aimé Césaire – Un homme, une terre (1977, 57 min), Léon G. Damas (1994, 26 min), Louis Aragon – Un masque à Paris (1980, 19 min).
Séance en présence de Deborah Lukumuena.
20h : Séance spéciale (version restaurée) : Monangambééé (1969, 17 min), Sambizanga (1972, 102 min).
Séance en présence d’Aïssa Maïga.
Lundi 7 avril
18h : Vlady (1989, 24 min), L’Hôpital de Leningrad (1982, 52 min).
Séance en présence d’Annouchka de Andrade.
20h : Lecture de La reine des nègres vous parle des blancs par Josiane Balasko et Léonora Miano ; Interview de Sarah Maldoror par Marguerite Duras. Et les chiens se taisaient (1978, 13 min)