Jeudi 5 mars, MansA invite Hadj Sameer, collectionneur, DJ et documentariste, pour une exploration sonore du proto-raï algérien. Une traversée musicale dans l’Algérie des années 1970, à la découverte des racines d’un genre devenu emblématique du Maghreb.
MansA invite Hadj Sameer à nous transporter dans l’Algérie des années 1970, à la découverte du proto-raï, matrice fondatrice du raï contemporain. Genre profondément nomade, le raï s’est construit au fil de multiples hybridations : d’abord au gré des circulations sur le territoire ouest-algérien, puis à travers la Méditerranée, jusqu’à l’international.
À la fois héritier des zones rurales et porte-voix des quartiers populaires de l’Oranie, le raï doit son essor à un ensemble de villes qui ont façonné son identité. Pour cette session, Hadj Sameer nous guidera à travers quatre d’entre elles : Oran, Sidi Bel Abbès, Aïn Témouchent et la ville Tlemcen. Chacune de ces traversées permettra de montrer comment ces scènes locales ont posé les bases de ce qui est aujourd’hui l’un des genres musicaux les plus emblématiques du Maghreb.
Hadj Sameer, collectionneur, DJ et documentariste, parcourt le monde depuis une quinzaine d’années à la recherche d’archives musicales – cassettes, vinyles – en rencontrant des artistes et des labels parfois méconnus. Animé par la volonté de recueillir témoignages et récits, il rend hommage au patrimoine musical de ses parents algériens à travers l’écriture et la réalisation de son documentaire « Raï Is Not Dead » pour Arte. Le film met en lumière plusieurs générations d’artistes liés à ce mouvement musical, puis politique, et dévoile les liens étroits entre les destins de l’Algérie et de la France.