Que reste-t-il des recherches agronomiques d’Amílcar Cabral à l’heure où l’agriculture régénératrice s’impose comme l’une des pistes envisagées face aux défis environnementaux ?
Marqué par les sécheresses et les famines qui frappent le Cap-Vert durant son adolescence, Amílcar Cabral se forme comme ingénieur agronome à Lisbonne en 1951. Ses recherches sur l’érosion des sols, d’abord menées au Portugal, puis en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, l’amènent à défendre une agriculture durable. Relues aujourd’hui, ses études agronomiques font apparaître des préoccupations qui entrent en résonance avec ce que l’on nomme désormais « l’agriculture régénératrice ».
Cette rencontre propose de revenir sur cette dimension moins connue de la pensée et du parcours de Cabral et d’interroger la manière dont ses recherches peuvent être relues à la lumière des enjeux agricoles et écologiques contemporains.
Une conversation à plusieurs voix modérée par Ousmane N’Diaye, journaliste, éditorialiste et écrivain. Avec la participation de Carlos Lopes, économiste et intellectuel bissau-guinéen, professeur à la Mandela School of Public Governance de l’Université du Cap.