Reconnu comme l’un des premiers films à offrir une voix authentique aux femmes noires britanniques, Burning an Illusion sera projeté le mardi 29 octobre au Nouvel Odéon. La séance sera suivie d’une discussion avec Onyeka Igwe et Abiba Coulibaly, explorant les archives de June Givanni et leur impact sur la mémoire cinématographique afro-britannique.
CinéMansa ouvre son nouveau cycle au Nouvel Odéon avec la projection du film Burning an Illusion (Menelik Shabazz, 1981). L’un des premiers longs métrages de fiction réalisés par un cinéaste noir britannique, le film marque une étape essentielle dans la représentation des communautés afro‑caribéennes en Grande‑Bretagne.
À travers le parcours de Pat, jeune femme indépendante, Burning an Illusion raconte une quête d’émancipation sentimentale et politique, dans un Londres traversé par le racisme, les tensions sociales et le désenchantement. « C’est une histoire d’amour, de désillusion, de croissance et d’autonomie », écrivait la critique Tiffjones (2023).
Cette séance sera suivie d’une discussion avec deux invitées : Onyeka Igwe, artiste et chercheuse dont le travail explore la manière dont la mémoire coloniale s’inscrit dans les corps et les espaces. Lauréate du Foundwork Artist Prize (2021), elle expose aujourd’hui à la Tate Britain et vient de publier June Givanni: The Making of a Pan-African Cinema Archive (2025). À ses côtés, Abiba Coulibaly, programmatrice issue de la géographie critique, cofondatrice d’Atlas Cinema et du Brixton Community Cinema, reviendra sur les circulations entre cinéma, archives et espaces publics, dans une perspective panafricaine.
Burning an Illusion, de Menelik Shabazz
Royaume-Uni / 1981 / 105′ / VOSTFR