Hors-champ

Blocage du Détroit d’Ormuz : pourquoi l’Afrique paie le prix fort ?

Blocage du Détroit d’Ormuz : pourquoi l’Afrique paie le prix fort ?

Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran entre mars et avril 2026 provoque une onde de choc jusque sur les économies africaines. Hausse des prix, tensions sur les approvisionnements, ralentissement des activités : la crise met en lumière des interdépendances fortes avec les marchés mondiaux. À travers ce nouvel épisode de Hors-champ, Mansa interroge ces dynamiques et explore les réponses qui émergent sur le continent.

Le 11 mars 2026, le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran — voie par laquelle transite une grande partie du pétrole mondial — déclenche une crise mondiale dont les effets se font sentir immédiatement en Afrique.

Au Kenya, le prix du carburant explose, avec une hausse pouvant atteindre +80 %. Au Sénégal, le litre d’essence atteint 2 000 FCFA et le prix du riz bondit de 40 %.

Derrière ces hausses, une dépendance structurelle : énergie importée, chaînes d’approvisionnement vulnérables, marchés étroits de l’exportation. Faute d’entrants accessibles, de nombreux agriculteurs réduisent leurs cultures. Cette contraction de la production fait ainsi monter les prix. Alors l’inflation s’installe, les monnaies se fragilisent, et le risque de crise sociale grandit. Dans le même temps, les ressources financières provenant du Golfe diminuent, les transferts d’argent se réduisent, et des projets se voient arrêtés faute de financement. Enfin, plusieurs ONG alertent sur un risque de pénurie de médicaments, susceptible de compromettre les opérations d’urgence sur le continent.

Que révèle cette crise sur la place de l’Afrique dans l’économie mondiale ? Et surtout, quelles réponses africaines émergent déjà pour sortir de ces blocages ?

INFORMATIONS PRATIQUES

Ouverture des portes à 19h.
Aucun accès à la salle ne sera possible après 19h30.

INTERVENANTS

Myriam Benraad – Politologue, docteure de l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po). Elle est professeure en relations internationales à l’Université internationale Schiller et à l’Institut libre d’étude des relations internationales et des sciences politiques. Elle est l’auteure, entre autres, de Géopolitique de la colère. De la globalisation heureuse au grand courroux (2020) et Terrorisme : les affres de la vengeance. Aux sources liminaires de la violence (2021).

Camille Laporte – Directrice adjointe de la recherche à l’Agence française de développement. Docteure en sciences politiques, elle a principalement travaillé en Afrique de l’Ouest sur la mise en œuvre et l’évaluation de projets de prévention et de réponse aux crises sociales et économiques.

Jérémy Denieulle – Docteur en géopolitique et directeur des études du think tank Agriculture Stratégies. Il est l’auteur d’une thèse sur la géopolitique du blé et son usage dans les stratégies de puissance, notamment en Afrique. Il a également publié Géopolitique de Cuba. Ouverture, représentations et sécurité alimentaire de l’île (L’Harmattan, 2021).

Matthieu Brun – Docteur en science politique et chercheur associé au laboratoire Les Afriques dans le monde à Sciences Po Bordeaux et à l’Institut de recherche et d’études Méditerranée – Moyen-Orient. Il est actuellement directeur scientifique de la Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde.

Entrée libre sur réservation
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