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Artistes noir·es dans les scènes électro : penser la fête de demain

© Luce Ebene / @klme_

© Luce Ebene / @klme_

Entre mémoire, création et engagement politique, les cultures électroniques portent l’empreinte de trajectoires et de luttes souvent invisibilisées. Cette rencontre propose d’explorer les héritages noirs de ces scènes et d’interroger les formes que peut prendre aujourd’hui une fête pensée comme espace d’émancipation et de résistance.

Samedi 20 juin, à l’occasion du lancement du podcast Explain the Sound, réalisé par Marie-Maxime Dricot et co-produit par MansA, une discussion sera proposée autour de la place historique et centrale des artistes noir·es au sein des scènes électroniques. Quels enjeux traversent ces espaces ? Quelles réalités vivent celles et ceux qui les façonnent au quotidien ? 

À la suite d’une écoute collective d’extraits du podcast, la rencontre ouvrira une réflexion sur les possibles réinventions de la fête aujourd’hui. Comment se protéger des dynamiques d’appropriation et d’invisibilisation qui limitent l’expression festive des communautés noires ? Comment transformer les espaces festifs et nocturnes pour qu’ils demeurent des lieux de résistance, où se prolongent et s’affirment les luttes qui les ont vu naître ?

INTERVENANTS

Mathys Rennela – Critique musical basé à Paris, il analyse les conditions socio-économiques et les origines afrodiasporiques des musiques électroniques. Engagé au sein du collectif Technomaterialism, il œuvre pour des modèles économiques alternatifs et anticapitalistes dans le milieu de la nuit.

Marie-Maxime Dricot – Journaliste, curatrice et productrice basée à Paris. Spécialisée dans les scènes hip-hop et électroniques, elle explore les enjeux sociaux des cultures afro-descendantes. Rédactrice en chef adjointe au Red Bulletin, elle développe en parallèle des projets de documentaires, de fiction et de podcasts, notamment son premier podcast musical, Explain The Sound, co-produit par MansA.

Elodie Vitalis (ABS8LUTE) – DJ et activiste musicale française, elle développe un style techno hypnotique et percussif. Engagée pour la représentation des communautés marginalisées dans la musique électronique, elle fonde en 2021 le collectif féministe Vénus Club et anime des ateliers de DJing à destination des minorités. Elle est également directrice artistique du collectif parisien Kluster, reconnu pour ses événements inclusifs.

Modération – Laure Togola – Programmatrice et autrice indépendante, elle travaille sur des projets liés à la musique et à l’art contemporain (festivals, podcasts, expositions). Co-directrice de la revue Flashes, elle explore les imaginaires de la culture club européenne et développe des perspectives féministes dans les musiques électroniques.

Entrée libre sur réservation