À l’occasion du lancement du premier numéro de MansA Magazine, Sébastien Thème, rédacteur en chef invité, en présente le sommaire et les grandes lignes éditoriales. Il revient sur la genèse du projet et propose un aperçu des thématiques et des contributions qui composent cette nouvelle revue consacrée aux mondes africains et afrodiasporiques.

DISPONIBLE MAINTENANT — EN KIOSQUE & EN LIGNE

MANSA MAGAZINE N°1
Avril 2026

Le premier numéro de MansA Magazine est désormais disponible. Il ouvre les portes d’une Maison des Mondes Africains, enracinée dans l’histoire et tournée vers l’infini du futur.

Disponible dès maintenant en kiosque et en ligne.

À travers 208 pages, artistes, auteurs et penseurs explorent les liens entre mémoire, diaspora et création contemporaine. Photographie, danse, récits et afrofuturisme s’y rencontrent pour composer une archive vivante des imaginaires africains.

Dans la continuité de La Revue du Monde noir, MansA met en lumière des voix essentielles encore trop peu visibles.

Rédacteur en chef invité : Sébastien Thème
Direction artistique : Mariem Daou

Contributeurs :
Élodie Rama, Maboula Soumahoro, Badroudine Saïd Abdallah, Dach&Zephir, Hanayra Negreiros, Farah Keram, Victory Chikwadoro, Mariette Kouame, Brontez Purnell, Mélissa Dyminat, Sikou Niakate, Michael Roch, Christelle Murhula, Jeanne Autran-Edorh (studio neida), Fabiola Büchele (studio neida), Christelle Bakima Poundza, Joël Vacheron, Pascal Douglas, Nadia Yala Kisukidi

Caractéristiques :
208 pages · Format 200 × 260 mm · Épaisseur 14,9 mm · Poids 0,8 kg · Français / Anglais

Acheter maintenant

Couverture MansA Magazine N°1

Crédit photo : Delali Ayivi, 2026
Guillaume porte des ailes composées de ses demi-pointes portées entre 2024–2026. Œuvre réalisée par Kevin Lanoy en collaboration avec Louis Sanchez et Shelsy Audouard. Il porte un pantalon Brahim Djibrine.

Habiter le monde, c’est apprendre à le nommer, à le dessiner, à le rêver. Trop longtemps, les cartes ont été tracées par d’autres, imposant des lignes lointaines sur nos terres et nos imaginaires. Aujourd’hui, nous redessinons la carte. Ce premier numéro de MansA Magazine est une invitation à franchir le seuil d’une demeure nouvelle, une Maison des Mondes Africains dont les fondations plongent dans l’histoire et dont les fenêtres s’ouvrent sur l’infini du futur.

Ici, la cartographie – que l’on doit à l’artiste Élodie Rama –, devient un acte de réparation. Sous la plume de Maboula Soumahoro, nous apprenons que pour réinventer notre réalité, il faut d’abord recouvrer nos propres géographies, celles de l’espoir et de la résistance. Cette quête de soi trouve son apogée dans notre rencontre exceptionnelle avec le danseur étoile Guillaume Diop. Entre la France et le Sénégal, il nous confie comment la danse devient une architecture de l’âme, un pont jeté entre ses racines et les sommets de l’Opéra, prouvant que le corps est la première maison que l’on habite. Sous l’objectif de la photographe togolaise-allemande Delali Ayivi, dont le talent sublime chaque mouvement, les clichés du premier danseur étoile noir de l’Opéra de Paris deviennent instantanément des archives pour le futur et une célébration vibrante de la dignité.

Parcourir ces 208 pages, c’est explorer une archéologie du sensible, de la remémoration et des sensations. Deux parties, deux mouvements. La première titrée « Une maison tissée de nous », la seconde « Archéologie du futur ». Deux états où hier et demain s’allient pour tenter de faire naître une archive du présent, dans la veine incontournable de La Revue du Monde noir de 1931.

Cette édition célèbre une mémoire vive qui se matérialise par le duo de designers franco-caribéen Dach&Zephir, superposant l’archive sépia au présent antillais. Le voyage se poursuit à travers le regard d’André Atangana sur le vaudou, puis à la table de Victory Chikwadoro, où la cuisine panse les plaies de l’exil. À Bahia, les bijoux rituels de Dona Fulô font écho aux récits de survie de Brontez Purnell, entre l’Alabama et la Californie. Les voix s’entrelacent : Izudin Yusuf fait de Marseille une extension des Comores, tandis que Sikou Niakaté tisse un fil d’or entre l’empire du Mali et la diaspora. Les regards de Christelle Murhula, Badroudine Saïd Abdallah et Christelle Bakima Poundza enrichissent ce dialogue essentiel.

Cette maison est aussi un laboratoire des idées. Du jeu vidéo Relooted à l’afrofuturisme de Michael Roch, nous décolonisons les étoiles avec Joël Vacheron. Ce futur vibre au festival Yardland et s’écrit avec des femmes architectes, héritières des Nana Benz. Enfin, de la Fondation H à Mada- gascar aux réflexions de la philosophe Nadia Yala Kisukidi, 9 nous affrontons l’attente pour mieux bâtir demain.

Bienvenue chez vous.